Arrêt des néonicotinoïdes : quelles conséquences pour la culture de la betterave à sucre ?

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Le virus de la jaunisse et ses conséquences

Suite à l’interdiction des néonicotinoïdes, le virus de la jaunisse représente une menace sérieuse pour la culture de la betterave

à sucre. Ce virus, transmis par les pucerons, peut se présenter sous 2 formes :

- Le virus de la jaunisse grave (BYV – Beet Yellows Virus) pouvant engendrer des pertes de rendement jusque 50 %.

- Le virus de la jaunisse modérée (BMYV – Beet Mild Yellowing Virus) entrainant des pertes de rendement moins importantes de l’ordre de 30 %.

Au champ, une même plante peut être potentiellement infectée par plusieurs de ces virus en même temps. Aujourd’hui, presque tous les pays producteurs de betteraves à sucre sont touchés par ces virus.

Les pucerons, responsables de la transmission du virus

Le virus de la jaunisse est transmis par le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) et le puceron noir de la fève (Aphis fabae). Les pucerons prélèvent le virus en se nourrissant sur d'autres plantes contaminées. Les réservoirs de virus peuvent être des chénopodes (épinards, ansérine blanche, arroche étalée), mouron blanc ou des betteraves ensilées.

Les conditions favorables sont les hivers doux et les printemps chauds, permettant ainsi aux pucerons vecteurs de survivre et de contaminer rapidement les champs. En général, plus l'infection est précoce, plus la perte de rendement sera importante.

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Une approche intégrée pour un meilleur contrôle de la maladie

La lutte du virus de la jaunisse nécessite une approche intégrée incluant le développement de variétés de betteraves à sucre tolérantes à la jaunisse et de contrôles culturaux.

KWS a relancé il y a 3 ans son programme de sélection sur la jaunisse, depuis que le débat sur une possible interdiction des néonicotinoïdes est monté en puissance. En 2003, KWS avait déjà inscrit au Royaume-Uni une variété tolérante à la jaunisse (JEMINA), laquelle n’avait pas trouvé son marché puisque le traitement de semences était très efficace.

Des premières variétés tolérantes à la jaunisse ont été déposées au CTPS en janvier dernier.

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