La généralisation des variétés rhizomanie double sources

Au début des années 2000, une forme de rhizomanie plus agressive a été détectée sur quelques centaines d'hectares au Sud de Paris. En effet, dans cette région, où la rhizomanie était apparue très tôt, la pression de rhizomanie dans le sol est devenue de plus en plus importante, engendrée, principalement, par une température plus élevée qu'au Nord et le recours à l'irrigation.

Il est clair qu'aujourd'hui, l'utilisation de variété simple tolérante à la rhizomanie n'est plus suffisante pour faire face à l'augmentation de la pression ou face à la présence du virus P.

La parade pour lutter contre cette nouvelle forme est alors de proposer des betteraves disposant de deux mécanismes de résistance. Le gène Holly, présent dans toutes les variétés du marché, combiné avec le gène Beta Maritima, issu d'une betterave sauvage.

Dès 2011, KWS a été le premier sélectionneur à proposer ces nouvelles variétés, notamment avec la variété BRITTA, laquelle présentait des résulats exceptionnels lorsque la pression de rhizomanie était très importante.

Dans les zones à Forte Pression Rhizomanie (FPR), l'utilisation de ces variétés a permis de maintenir des rendements élevés. En 2018, on estimait entre 18 000 et 19 000 ha les surfaces FPR implantées avec des variétés doubles sources, soit 2 fois plus qu'en 2011. En 2020, ces variétés ont couvert 1/3 des surfaces du Sud de Paris, mais il existe encore de nombreuses parcelles qui présentent des symptômes de pertes de rendement dues à la FPR.

Aujourd'hui, la plupart de nos variétés rhizomanie sont des variétés double sources, avec des performances égales quel que soit le niveau de pression de rhizomanie, permettant ainsi de sécuriser le rendement. En 2021, le développement des variétés double sources doit s'accélérer dans le Sud de Paris. Plus aucun agriculteur de cette région ne doit utiliser d'autres variétés que les variétés double sources.

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