Maïs fourrage : 5 critères pour choisir sa variété

C’est le moment de sélectionner vos variétés. Quels sont les critères à suivre pour faire votre choix ? Même si la précocité, la productivité et la sécurisation du rendement restent incontournables, 2 autres critères sont particulièrement pertinents pour le maïs fourrage : la valeur alimentaire et le « staygreen ». Conseils d’experts pour sécuriser votre choix.

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Précocité et performance

Le groupe de précocité est le premier critère sur lequel se positionner selon la somme de températures disponible sur votre secteur. La précocité indique la durée du cycle de la plante maïs, du semis à la récolte. Plus un maïs est précoce, plus son cycle est court et moins il a besoin de degrés-jour (dj) pour arriver au stade de maturité.

« Au sein de ce groupe de précocité, l'agriculteur choisit la variété la plus productive en termes de rendement et la plus fiable du fait de sa régularité de rendement », explique Lætitia Hamot, cheffe-produit maïs fourrage chez KWS. Il peut être guidé dans ce choix par les résultats d'essais du semencier, de son distributeur ou de l'institut technique Arvalis. » Chaque année, Arvalis publie l’intégralité des résultats d’essais des variétés de maïs fourrage ; vous pouvez consulter celles de 2020 publiées le 30 octobre.

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L'agronomie pour sécuriser le rendement

Le troisième critère est la sécurisation du rendement qui s’appuie sur quatre qualités agronomiques :

  • Une bonne vigueur au départ pour assurer une levée réussie
  • La rusticité donc la capacité de la variété à s'adapter aux différents types de sol, aux situations limitantes en eau, à la chaleur...
  • La résistance à la verse
  • Un bon comportement vis-à-vis des maladies du feuillage et de l'épi.

Pour les éleveurs, le profil valeur alimentaire de la variété est ensuite primordial. « Selon la ration, si le maïs constitue le plat unique ou pas, et selon ce qui la complète, il faudra plus ou moins d'amidon ou de fibres », précise Lætitia Hamot. « L'éleveur orientera alors son choix vers un hybride dont la valeur énergétique (UFL) sera plutôt apportée par la partie épi (amidon) ou par la partie tiges et feuilles caractérisée par la valeur dNDF (digestibilité de la partie tiges-feuilles). »

Enfin, la capacité de la plante à rester verte en fin de cycle, le « staygreen », est à prendre en considération. « Elle offre de la souplesse à l'éleveur quant à la date de récolte », précise la cheffe-produit.

« Dans la gamme maïs fourrage KWS, 3 références se démarquent en termes de performances pluriannuelles, aussi bien en rendement qu’en régularité des résultats :

KWS SALAMANDRA, KWS EMOTIO et BERNARDINO.

Réussir son maïs c'est réussir sa récolte

Pour rappel, l'objectif est de récolter un maïs entre 32 et 35 % de matière sèche plante entière, pour maximiser son rendement et assurer des gains supérieurs en lait. Selon une étude réalisée par Arvalis, 1 agriculteur sur 2 récolte au mauvais stade en France, engendrant des pertes de rendement jusqu’à 300 € par hectare.