Méthanisation : Le maïs à l’honneur !

Dans un contexte économique plus que favorable à la méthanisation en France, le maïs est la plante incontournable avec la meilleure productivité en méthane par ha et le coût de production le plus faible.

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Les atouts du maïs à vocation énergétique

Le maïs présente le meilleur pouvoir méthanogène des espèces cultivées. A cela s’ajoute un excellent rendement en matière fraîche/ha, ce qui en fait la culture la plus productive en biogaz par hectare. Cette productivité couplée à un coût de production faible, présente le maïs comme la culture ayant le meilleur ratio économique pour produire du méthane.

L’autre atout du maïs : la conservation.

Conditionné en silo tassé et couvert pour être en conditions anaérobies, le maïs peut ainsi se conserver pendant plusieurs mois tout en maintenant ses propriétés ; l’approvisionnement du méthaniseur est ainsi sécurisé.

Quelle est la variété de maïs idéal biogaz ?

Afin d’opter pour la variété de maïs adéquate, il faudra veiller en amont à connaître l’offre climatique de la région. En effet, l’objectif prioritaire pour la bonne valorisation du maïs en méthanisation est de pouvoir atteindre environ 30 % de MS plante entière.

Pour les semis de premières intentions, limités réglementairement à 15 % du volume brut total entrant dans le méthaniseur, le choix s’orientera vers la fourchette haute des indices habituellement cultivés sur la région. La productivité du maïs est à la fois mesurée par le rendement MS/ha et par le pouvoir méthanogène (cf. encadré). La combinaison de ces deux critères donnera les meilleurs résultats sur la rentabilité du méthaniseur. Les critères agronomiques tels que vigueur au départ, résistance à la verse, état sanitaire et régularité de rendement sont également à prendre en considération dans les clés de réussite.

Pour les semis en dérobés, deux cas de figure sont régulièrement rencontrés : semis après récolte de céréales immatures (mi-mai) et semis tardifs après récolte de cultures industrielles ou récolte de céréales (mi-juin à début juillet). La précocité devient alors le seul critère de choix. Pour répondre à ces dates de semis tardives, il existe sur le marché des variétés Ultra Précoce d’indice inférieur à 200 qui nécessitent environ 1200 à 1300 degrés jour (en base 6) pour arriver à maturité ; c’est notamment le cas, chez KWS, des variétés de la gamme KWSUP’ : du maïs en 120 jours c’est possible !

Afin de maximiser la réussite de la levée de ces semis tardifs, la disponibilité en eau est à vérifier.

Calculer le pouvoir méthanogène d’un maïs

Historiquement le pouvoir méthanogène du maïs était mesuré en laboratoire. Cette technique fastidieuse et coûteuse laisse depuis peu la place à une méthode plus rapide et plus économique.

Issue de travaux effectués en Allemagne entre 2013 et 2016, la plupart des semenciers utilise aujourd’hui la formule de Rath. Cette formule de calcul permet, à partir d’une analyse classique incluant les valeurs alimentaires et la matière grasse, d’obtenir le pouvoir méthanogène spécifique de chaque variété.

Ainsi, les variétés peuvent être labellisées pour leur utilisation en méthanisation. N’hésitez pas à les consulter sur les sites des semenciers ou vous rapprocher de votre distributeur.

Que ce soit en culture principale ou en dérobée, le maïs est l’allié indispensable de l’agriculteur méthaniseur !